Trois entrepreneures,lauréates du Prix Pierre Castel 2019

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Les trois lauréates de cette année sont originaires du Burkina Faso, du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, les trois pays qui ont été concernés par cette saison.

Les projets, explique-t-on, ont été jugés en fonction de leur impact socio-économique sur l’écosystème des candidats, mais aussi en fonction des valeurs soutenues par le Fonds : l’entrepreneuriat, la création de valeur, la pérennisation de l’emploi, dans le domaine de l’agriculture.

Près de 250 projets ont été reçus dans ces trois pays pour ce prix Pierre Castel qui soutient les activités entrepreneuriales dans le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Après les phases de sélection dans les jurys des pays choisis, le jury final a été présidé par Pierre Castel à Bordeaux. Après délibération du jury, 3 lauréates de cette année sont Florence Bassono (Burkina Faso), Dr Diana Mfondoum (Cameroun) et Glawdis Yao (Côte d’Ivoire). Elles remportent chacune une dotation de 15 000 € , un mentorat et chaque lauréate bénéficie du soutien d’un parrain.

Le jury du Cameroun

Les lauréates recevront leur prix des mains de Pierre Castel, le 22 Novembre 2019 à Abidjan, en marge du salon international de l’agriculture et des ressources Animales.

Des entreprises dans l’agro-alimentaire

Médecin-chercheur et spécialiste de coopération internationale, action humanitaire et développement durable, le Dr Diana Mfondoum est la CEO de la société « The Moringa Company ». Elle a mis en place une tisane à partir de la plante médicinale Moringa Oleifera Lam, après avoir testé ses effets sur les patients souffrant de VIH et de malnutrition avec une extrapolation des résultats sur le diabète, l’hypertension et l’hypocalcémie.

Elle vise ainsi à résoudre la carence en micronutriments essentiels dont souffre 60% de la population Camerounaise, due aux aliments issus de l’alimentation chimique ; responsable à long terme de maladies non transmissibles. Ses recherches ont été sanctionnées par la communauté scientifique de Yaoundé I d’une mention « très honorable et félicitations du jury ».

Plante d’origine indienne, le Moringa oleifera lam, encore appelé « Miracle Tree », pousse bien en Afrique et au Cameroun. Elle est capable à elle seule de traiter plusieurs situations pathologiques de santé (hypertension artérielle, diabète, obésité, hypocalcémie, etc.). Chez les patients vivant avec le VIH, on a noté une amélioration considérable de leur déficit immunitaire. Le Moringa est vivement conseillé pour les personnes en bonne santé, les femmes enceintes et les vieillards. Dr. MFONDOUM a en plus inventé une technique améliorée de transformation des feuilles de Moringa oleifera lam, permettant d’augmenter la quantité et la qualité des principes actifs présents, et de rallonger la date de péremption de la tisane sans conservateurs chimiques. Cette technique est en cours d’être brevetée à l’OAPI.

Florence Bassono est, depuis 2011, la fondatrice de « Faso Attiéké », une entreprise de production et de commercialisation de couscous de manioc (Attieke) de qualité. La société a une capacité de production de 5 tonnes d’attieke par jour et contribue à la sécurité alimentaire au Burkina Faso et dans d’autres pays. Faso Attiéké emploie 40 personnes, dont 35 femmes.

En outre, près de 150 producteurs sont impliqués dans la production du manioc utilisé par Faso Attiéké et près de 200 femmes sont impliquées dans la transformation de la pâte de manioc.

Selon Florence Bassono, l’objectif de Faso Attiéké est d’être le leader dans la production d’attiéké de haute qualité et 100% burkinabè. Faso Attieke est membre et partenaire de la coopérative des transformatrices de produits agricoles (CTPA Wendkuuni) du Burkina Faso.

Pour sa part, Glawdys Yao est la co-gérante de la société ivoirienne de transformation du vivrier (SITRAV) qui produit et commercialise des épices en poudre sous la marque MAKO.

La dotation de ce prix va lui permettre d’accroître sa capacité de production et la rentabilité de son activité qui vise, d’une part la transformation des produits vivriers fortement consommés par les ivoiriens et, d’autre part, la création d’emplois et l’appui aux producteurs de piment en particulier.

Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

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