Yves Mayilamene : «  le secteur bancaire change, se digitalise et les besoins en ressources humaines évoluent »

Interview News

Le nouveau Directeur exécutif, en charge des ressources humaines, du groupe bancaire panafricain Ecobank, nommé le 22 août dernier, explique les objectifs de son nouveau poste en vue d’augmenter le niveau d’impact du département dans la réalisation des objectifs du groupe.

Africanshapers : Vous venez d’être nommé Directeur exécutif du groupe Ecobank, en charge des Ressources humaines. En quoi va consister votre travail et quelles vont être vos priorités ?

Yves Mayilamene  : C’est une lourde responsabilité. Mais, brièvement, mon travail consiste à définir et exécuter la politique et la stratégie de gestion du capital humain du groupe Ecobank.

Quelle est l’envergure de la direction des ressources humaines d’Ecobank ? Dans quel pays se trouve le plus grand nombre d’employés  ?

Pour un effectif global de l’ordre de 16 000 employés, le département des ressources humaines compte, dans son ensemble, à ce jour, 171 personnes réparties dans divers pays où nous opérons.

Quel bilan faites-vous du programme eStar (Ecobank Strategic Talent Review) ?

eStar est notre programme interne de gestion des talents. C’est une approche qui nous permet d’identifier des talents en interne, de mettre en place des plans solides de développement pour ces derniers, en utilisant l’expertise de notre académie à Lomé. Ceci nous permet d’avoir un vivier de cadres de banque de classe mondiale qui peuvent occuper des postes de responsabilités dans la banque. Il y a encore beaucoup à faire, mais le bilan est positif. Aujourd’hui, nous recrutons très peu en externe pour des postes de responsabilités, en privilégiant des promotions en interne parce que nous avons un excellent vivier.

Quelles ont les procédures de sélection au sein d’Ecobank  ?

En fonction du niveau de recrutement, nous utilisons différentes approches et outils de sélection. En bref, la philosophie reste que pour chaque recrutement, il faut choisir le meilleur candidat dans un échantillon donné et pouvoir le justifier

Quels sont, selon vous, les besoins en ressources humaines dans le secteur bancaire en Afrique  en général ?

Le métier de la banque change, la banque se digitalise et les besoins en ressources humaines évoluent. Aujourd’hui, en plus des besoins classiques des financiers, la banque recherche, de plus en plus, des profils IT, des commerciaux, des spécialistes en distribution, …

Quels sont les meilleurs profils à recruter ou à promouvoir pour une banque comme Ecobank ?

Des Africains talentueux qui ont une passion pour le continent et qui partagent la vision du groupe pour  l’intégration financière de l’Afrique.

La promotion du genre est-elle un élément essentiel dans la politique des ressources humaines d’Ecobank  ?

Ecobank fait des efforts et continue de faire de grands progrès en matière de diversité et promotion du genre. Aujourd’hui, les femmes représentent jusqu’à 44% de l’effectif global du groupe et environ 30% du management sont des femmes.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous être confrontés dans le recrutement et dans la gestion des ressources humaines  ?

Gérer les ressources humaines dans notre environnement n’est pas facile du tout. Vous êtes soumis à des pressions de toute part, des recommandations dans tous le sens, des intimidations par ci par là. La pression sociale et le taux élevé du chômage dans nos pays rendent le travail difficile. Il faut savoir faire la part des choses et trouver le bon équilibre pour être performant.

Quels sont les projets de votre Direction  ?

En continuant sur les progrès réalisés par mon prédécesseur, notre objectif est de positionner le département des ressources humaines afin d’augmenter le niveau d’impact du département dans la réalisation des objectifs du groupe en se focalisant sur les initiatives stratégiques suivantes : la fourniture de solutions d’apprentissage et de développent du personnel ; la gestion intégrée des talents; l’efficacité organisationnelle, la gestion effective de la rémunération et autres avantages, l’efficience et l’efficacité des employés, ainsi quel’automatisation et la numérisation des processus liés aux ressources humaines.

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Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

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