Le Master en intelligence artificielle officiellement lancé à Kigali

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La capitale du Rwanda a abrité, ce lundi 15 octobre, le lancement officiel de ce Master initié et dirigé par le sénégalais Moustapha Cissé, Directeur du premier centre d’intelligence artificielle de Google en Afrique, en collaboration avec Facebook et Google.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Thierry Zomahoun, fondateur et président de l’Institut africain des sciences mathématiques, dont les locaux abritent ce Master. Étaient également présents le Dr. Jérôme Pesenti, Vice-président en charge de l’intelligence artificielle chez Facebook et le Professeur Yossi Matias, Vice-président recherche et AI chez Google.

La première promotion de ce master compte 31 étudiants, dont 40% de femmes, provenant de 11 pays africains. Avec ce Master, a indiqué Thierry Zomahoun, « nous sommes en train de réinventer l’université ».

Ce master fondamental intensif d’une année, expliquent les initiateurs, fournira aux scientifiques et aux innovateurs talentueux de l’Afrique une formation de classe mondiale en intelligence artificielle, en les préparant à réfléchir à de nouvelles façons de résoudre les défis locaux et mondiaux.

Pour sa part, Moustapha Cissé a notamment indiqué que les universitaires et les startups doivent collaborer, car ils règlent beaucoup de problèmes et ne peuvent être efficaces que s’ils sont fortement investis. « Les scientifiques africains sont largement sous-représentés, mais nous sommes ici pour changer ce discours, en particulier dans l’ Intelligence artificielle. Nous sommes heureux de lancer le programme. Merci à Facebook et à Google d’avoir permis la réalisation de cet objectif », a-t-il déclaré.

Les cours de ce Master seront dispensés par des experts en intelligence artificielle, issus d’institutions africaines et d’autres parties du monde. L’objectif de ce Master est de former une génération de jeunes scientifiques qui apporteront une nouvelle perspective à la recherche en intelligence artificielle et contribueront à faire progresser son développement en Afrique pour le bénéfice du continent.

Les organisateurs estiment que la création d’une communauté efficace de praticiens de l’IA en Afrique, mondialement connectée, réduira le fossé technologique, renforcera les économies africaines et permettra une meilleure gouvernance. En Afrique, les dépenses liées à l’IA devraient s’élever à 114 millions de dollars us d’ici 2021. L’IA consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle.

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Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

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