L’Internet Society et Facebook vont développer des points d’échange internet (IXP) dans toute l’Afrique

News Tech

L’Internet Society, une organisation mondiale à but non lucratif œuvrant pour le développement ouvert, l’évolution et l’utilisation de l’internet, a annoncé ce mardi 25 septembre avoir conclu un partenariat avec Facebook afin de développer des points d’échange internet (IXP) dans toute l’Afrique.

Un point d’échange internet est un nœud où de multiples réseaux locaux et internationaux, fournisseurs de services internet et fournisseurs de contenu interconnectent leurs réseaux pour échanger efficacement le trafic internet via un arrangement généralement appelé appairage (« peering »).

L’Internet Society et Facebook ont indiqué collaborer pour promouvoir le développement de l’infrastructure IXP, la formation et la sensibilisation des collectivités, avec l’objectif d’augmenter le nombre d’IXP et d’encourager l’expansion des IXP existants afin de répondre à la demande croissante en Afrique.

Selon les deux organisations, des études démontrent que les internautes de toute l’Afrique tirent parti de l’appairage, étant donné qu’il permet un accès plus rapide, abordable et fiable aux contenus.

42% de pays africains manquent de IXP

Selon l’Africa IXP Association (Af-IX), il existe approximativement 44 IXP actifs répartis dans 32 pays d’Afrique. Ceci a permis une croissance de 275 % du trafic internet échangé localement sur les dix dernières années (16 IXP en 2008). Sur la même période, le trafic échangé au niveau des IXP africains est passé de 0,16 Gops à 412Gops, avec plus de 800 réseaux actuellement connectés à ces IXP .

© Getty Images

Actuellement, explique-t-on, 42 % des pays d’Afrique manquent d’IXP, ce qui signifie que la majeure partie de leur trafic internet national est échangée via des points situés en dehors de leurs pays respectifs, généralement via un réseau satellitaire ou un câble de fibre optique sous-marin, en passant par plusieurs hubs internationaux avant d’arriver à destination.

Ceci peut provoquer des expériences utilisateurs de piètre qualité et décourager l’hébergement local de contenus, qui font partie des facteurs clefs du développement de l’écosystème internet local.

Des liaisons locales plus abordables

L’appairage des IXP, indique-t-on, contribue à garder le trafic internet d’un pays au niveau local en transférant du trafic depuis des liaisons internationales relativement onéreuses vers des liaisons locales plus abordables. Dès lors, les fournisseurs de services internet sont en mesure de proposer des expériences utilisateurs optimisées aux utilisateurs finaux, et de susciter l’intérêt pour un hébergement local de contenus.

Fondée par des pionniers de l’internet, l’Internet Society (ISOC) est une organisation à but non lucratif qui œuvre au développement ouvert, à l’évolution et à l’utilisation de l’internet. En s’appuyant sur un réseau mondial de représentations et de membres, l’Internet Society collabore avec divers groupes pour promouvoir les technologies qui assurent la sécurité de l’internet, et pour encourager les politiques favorables à un accès universel. L’Internet Society abrite également l’Internet Engineering Task Force (IETF).

Partager
Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *