Dr Bob Arthur Lubamba  : «Un scientifique ne propose pas de protocole mais des résultats  »

Interview News

Originaire de la RDC et basé aux USA,le Dr Bob Arthur Lubamba est directeur des sciences in vitro chez Iontox,une entreprise américaine qui évalue l’efficacité et la toxicité des médicaments dans un modèle unique qui mime les organes humains dans un état normal ou un état malade. Il est aussi fondateur et CEO de SciBioix Consulting, entreprise qui fournit des services d’experts-conseils en matière de santé. Dans cette interview accordée à Africanshapers,il revient notamment sur les remèdes et les solutions proposées pour lutter contre le coronavirus. Depuis février 2020,vous êtes directeur des sciences in vitro chez Iontox. Quelles sont les activités de Iontox et en quoi consiste votre fonction?

Ma fonction est de concevoir le projet pour les compagnies pharmaceutiques,afin de démontrer l’efficacité et la toxicité de leurs produits.J’aide à identifier les problèmes du projet pour les médicaments à un stade précoce. J’interagis avec les membres d’autres services,afin d’assurer une exécution en douceur et en temps défini des études précliniques. Je contribue à des publications scientifiques, je présente des résultats à des conférences et réunions d’affaires et je participe au développement de demandes de brevets.

Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement le Covid-19, ses conséquences sur la santé et en quoi il est différent des autres virus respiratoires?

Coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SARS-CoV-2) est apparu comme une épidémie dans la province chinoise du Hubei et s’est rapidement étendue dans le monde provoquant une pandémie. L’infection par le SRAS-CoV-2 entraîne une maladie pulmonaire, nommée Covid-19, qui se révèle être un problème majeur.

Covid-19 se manifeste par de la fièvre, une toux sèche persistante, des courbatures, une pression dans la poitrine et essoufflement. Éternuements, écoulement nasal et symptômes similaires à la grippe ne sont observés que chez 5% des patients. Environ 2% à 10% des patients ont présenté des symptômes de type diarrhée. Le taux de mortalité du Covid-19 est de 4,5% à 6%, ce qui est inférieur à celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui à un taux de mortalité de 9,6%, et inférieur à celui du MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), jusqu’à 34,4% de décès. La période d’incubation varie de 3 à 27 jours pour que l’infection s’établisse complètement mais cette période peut être courte en cas d’une seconde exposition au virus. Le mécanisme d’infection des virus du Covid-19 implique une interaction avec l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) au niveau des alvéolaires pulmonaire, ce qui permet au virus de se multiplier dans le milieu pulmonaire et entraîner une très forte production de cytokine qui entraînera une hyper-inflammation et une sévère pneumonie. Les complications cardiovasculaires sont devenues parmi les plus importantes et potentiellement mortelles. Beaucoup d’autre symptômes du Covid-19 ont été observés. Mais, pour l’instant, la plupart des patients atteints de Covid-19 succombent à cause d’une insuffisance respiratoire.

Le SRAS est devenu une épidémie dans de nombreux pays du monde entre 2002 et 2003. La maladie avait de nombreux symptômes similaires à ceux de Covid-19. Cependant, Covid-19 et SARS-CoV ont montré des différences, ainsi que des similitudes, dans leur composition génomique, leur temps d’incubation et leurs mécanismes d’infection.

Covid-19 semble se transmettre plus facilement que le SRAS. Une explication possible est que la quantité de virus, ou charge virale, semble être la plus élevée dans le nez et la gorge des personnes atteintes de Covid-19 peu de temps après l’apparition des symptômes. Cela contraste avec le SRAS, dans lequel les charges virales ont atteint un pic beaucoup plus tard dans la maladie. Cela indique que les personnes atteintes de Covid-19 peuvent transmettre le virus plus tôt au cours de l’infection, juste au moment où leurs symptômes se développent, mais avant de commencer à s’aggraver.

Certaines recherches suggèrent que Covid-19 peut être transmis par des personnes qui ne présentent pas de symptômes. Une autre différence entre les deux maladies est le fait qu’aucun cas de transmission du SRAS n’a été signalé avant le développement des symptômes.

La grippe et le Covid-19 sont tous deux des maladies respiratoires infectieuses. Bien que les symptômes de Covid-19 et de la grippe puissent se ressembler, les deux maladies sont causées par des virus différents. Les deux provoquent de la fièvre, de la toux, des courbatures, de la fatigue, et parfois vomissements et diarrhée. Ces deux maladies peuvent être légères ou sévères, voire mortelles dans de rares cas. Mais Covid-19 n’est pas la grippe. Jusqu’à présent, les recherches indiquent que Covid-19 se propage plus facilement et a un taux de mortalité plus élevé que la grippe.

Expert en développement des médicaments pour les maladies pulmonaires,vous avez déclaré récemment que «  cibler le récepteur ACE2,de manière locale,pourrait diminuer l’inflammation pulmonaire chez les patients atteints de Covid-19. Identifier la cible et le mode d’administration sont les clés pour un médicament efficace  ». Pourriez-vous expliquer votre approche dans la recherche d’un médicament contre le Covid-19?

Le SARS-CoV-2 utilise le récepteur ACE2 pour intégrer la cellule et se multiplier. La première de solution serait de trouver un inhibiteur de ACE2 qui empêcherait le virus d’intégrer la cellule et de se multiplier. Le problème réside dans le fait que l’ACE2 se trouve dans les poumons et d’autre organes (le cœur, le tube digestif, le foie, le rein, le pancréas, etc.), un inhibiteur de ACE2 pourrait induire un arrêt de fonctionnement dans le corps et conduire à d’autres complications au niveau des organes possédant ce récepteur. Raison pour laquelle je parlais d’un traitement localisé dans les poumons pour éviter les effets secondaires qu’on observe avec beaucoup de médicaments donnés par voies orale. Dans le développement des médicaments, nous nous focalisons sur ce qui cause la maladie (le virus  : SARS-Cov-2), ce qui permet à la maladie de s’amplifier (ACE2) et l’organe le plus affecte (Poumons). Le médicament contre le Covid-19 devrait être administré directement dans le poumon et agirait sur ACE2 ou/et SARS-CoV-2.

Madagascar a mis en vente le Covid-Organics, rémède contre le covid-19 et plusieurs scientifiques africains proposent également des protocoles de traitement. Quelle analyse faites-vous de ces différentes initiatives,issues du continent africain?

Les données disponibles ne sont pas suffisantes pour suggérer un traitement pour l’éradication de Covid-19 à utiliser au niveau clinique. Toutes les études humaines manquent de données comparatives, de sorte qu’il n’est pas clair si le patient s’est rétabli en raison de l’utilisation d’un médicament particulier ou des soins cliniques généraux reçus. Cependant, la plupart des études in vitro suggèrent des effets bénéfiques potentiels, bien que les données soient trop préliminaires pour être utilisées comme justification de l’utilisation clinique.

Covid-Organics est une boisson et permet aux patients souffrant des cas légers du Covid-19 de se sentir mieux. Il se pourrait qu’il ait une molécule dans cette boisson qui aide mais dont le mécanisme d’action reste inconnu. La pharmacologie et la toxicité d’un médicament doit être connu avant d’être utilisé en étude clinique. En ce qui concerne la santé du peuple africain, nous devrions développer des systèmes administratifs de contrôle de tout ce que nous consommons (médicaments, nourritures, boissons, cigarettes, etc..).

La rigueur scientifique nécessite qu’une hypothèse doit être vérifiée par une étude préclinique. Une fois que les expériences sont réalisées, les résultats doivent être soumis pour révision avant d’être publiés dans des revues scientifiques. En ce qui concerne les protocoles, j’ai beaucoup du mal à comprendre cette méthode de penser de certains scientifiques. Un scientifique ne propose pas de protocole mais des résultats. Le protocole est comme une recette d’un plat qu’on n’a jamais essayé et qu’on pense que le plat sera bon. Comment peut-on dire qu’une molécule peut aider au traitement du Covid-19 alors que la molécule n’a jamais été testé dans les conditions de Covid-19. La difficulté avec ces protocoles c’est qu’ils ne sont pas basés sur des études scientifiques,mais sur des hypothèses qui ne sont pas vérifiables et qu’ils veulent passer directement à des études cliniques. Malheureusement, il y a beaucoup d’effets d’annonces qui ne font pas avancer la recherche mais qui font perdre le temps et l’argent au contribuable.

Comment expliquer-vous les similitudes de traitement de la malaria et du Covid-19,avec notamment l’utilisation de l’hydroxychloroquine,des antirétroviraux ou encore de l’Artemisia?

La motivation pour l’utilisation de médicaments antiviraux pour traiter l’infection au Covid-19, une maladie virale, est évidente. Cependant, l’intérêt pour l’utilisation des anti-malarias découle de la découverte inattendue de l’effet bénéfique de l’hydroxychloroquine dans le traitement des patients VIH. Néanmoins, les effets bénéfiques de la chloroquine chez les patients atteints de Covid-19 doivent être testés par des essais cliniques menés de manière appropriée. Cependant, le profil d’innocuité de ces deux anti-malarias mérite une attention particulière. La toxicité de la chloroquine est bien connue, mais on ignore souvent que l’hydroxychloroquine peut être toxique bien que ce médicament soit utilisé par une vaste population de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde précoce.

En ce qui concerne l’Artemisia, je ne pourrai me prononcer que quand les résultats des études sur le Covid-19 seront disponibles.

Beaucoup de spécialistes avaient prédit une catastrophe sanitaire en Afrique.Mais,jusque là,le continent demeure toujours le moins touché? Comment expliquez-vous cette situation. Prendre régulièrement des anti-malaria aurait-il renforcé le système immunitaire de beaucoup d’Africains?.

La prédiction d’une catastrophe sanitaire en Afrique est basée sur le système de santé qui n’est pas très développé. En ce moment le continent semble être moins touché car le nombre de personnes testé est très faible. Il serait intéressant de connaître le nombre total des personnes testées par rapport au cas positif pour déterminer le pourcentage des cas positifs. Quand le test sera généralisé, nous pourrions déterminer si l’Afrique est vraiment le continent le moins affectée par le Covid-19.

Il se pourrait aussi qu’en Afrique nous ayons plus de cas légers que de cas graves. Ce qui pourrait expliquer que beaucoup ne se font pas tester. J’ai toujours pensé qu’en Afrique la nourriture bio et tous les produits naturels que nous consommons, ainsi que l’exposition au soleil qui peut combler de 80 à 90% des besoins en vitamine D pourrait activer le système immunitaire de défense. Il se pourrait que les anti-malarias activent notre système immunitaire et nous permettraient de résister aux Covid-19. Mais des études doivent être menées pour confirmer cette hypothèse.

Parmi les gestes barrières,on recommande de se laver les mains pour éliminer le virus. Comment expliquer qu’on ne trouve toujours pas un vaccin jusque là pour un virus qu’on peut éliminer avec du savon?

Le savon évite que le virus ne se fixe sur les surfaces. Une étude scientifique est actuellement menée en utilisant 0.1% de javel sur les cellules infectées au Covid-19. Mais, les résultats montrent qu’il y a aucun effet bénéfique. Le but du vaccin est d’induire la production d’anticorps afin de permettre au corps de combattre le virus. Le développement d’un vaccin pourrait prendre des années comme nous l’avons vu avec le vaccin contre Ebola qui a pris presque plus de 10 ans.

En dehors des mesures prises actuellement,quelles sont les autres options que pourraient lever les pays africains, en général, et la RDC,en particulier, dans la lutte contre l’actuelle pandémie?

Le Covid-19 a pris tout le monde par surprise et beaucoup de pays africains n’ont pas de système de contrôle de maladie. Les mesures prisent étaient basées sur les systèmes de contrôle des occidentaux,sans pour autant tenir compte de la culture et du mode de vie des populations des pays africains. Beaucoup de ces pays ont brillé dans la gestion de cette pandémie et une discussion entre africains permettra de bien gérer la pandémie.

Afin de lutter efficacement contre le Covid-19, il serait bien d’éduquer la population, en leur montrant les conséquences de la contamination au Covid-19 et vulgariser le message sur la pandémie. Réorganiser le système de santé et mettre en place des centres de recherche pour développer les tests pour le diagnostic du Covid-19 et tester nos médicaments traditionnels et les développer aux standards européens,en connaissant leur pharmacologie et leur toxicité.

La RDC,comme beaucoup de pays africain, a été surprise par cette pandémie. Les mesures ont été prises, mais elles sont difficiles à mettre en pratique.

La RDC devrait identifier les réels besoins de la population vis-à-vis de cette pandémie et essayer d’y répondre. Le pays devrait faire appel à des experts africains qui peuvent restructurer le système de santé, le système de communication, développer les centres de recherche. Nous devrions éviter d’attendre que l’occident produise des médicaments qui vont nous conduire à nous endetter pour les acheter. Il faudrait investir dans l’expertise africaine pour sortir l’Afrique de la pandémie.

Comment entrevoyez-vous l’après covid-19 dans le monde,en général, et en Afrique, en particulier?

Dans le monde globalisé d’avant la pandémie, nous jouissions d’un certain niveau de confiance que nous tenions surtout pour acquis. Nous pouvions voyager presque sans limites, rencontrer des gens sans restriction et commander des produits dans le monde entier. Cela changera simplement après que des milliards de personnes ont été obligés de rester à la maison pendant des semaines. Nous ne pourrons pas voyager aussi librement ou profiter des chaînes d’approvisionnement du monde si facilement. Nous réfléchirions à deux fois avant d’aller quelque part ou de rencontrer quelqu’un.

Il est tragique que la pandémie ait mis en évidence les lacunes des systèmes de santé dans le monde. Les hôpitaux surchargés ont besoin d’une mise à niveau à tous les niveaux, de leurs infrastructures à leurs fonctionnements. Ceux-ci seront nécessaires pour assurer un environnement sûr pour le personnel et les patients, ainsi que pour mieux faire face à toute situation d’urgence.

Si cette pandémie nous a appris quelque chose, c’est que notre vie (comme elle l’était auparavant) n’est plus adaptée pour notre planète. Nous avons tous dû expérimenter des solutions numériques, que ce soit des réunions virtuelles pour le travail, l’éducation numérique pour les étudiants et des événements virtuels au lieu de conférences en présentiel. Celles-ci se sont révélées non seulement efficaces mais également une manière écologique de fonctionner dans un monde connecté. Je ne dis pas que tout passe au numérique, mais il est logique de faire dans le numérique tout ce qui n’est pas plus efficace dans la vie réelle, si possible. La télémédecine et la technologie de la santé numérique montrent déjà leur aptitude à en faire une possibilité. Ils doivent simplement être adoptés à grande échelle.

La pandémie nous a montré les limites du système de santé et d’économie dans le monde.

Chaque pays va essayer de travailler pour être autosuffisant dans beaucoup de domaines. L’Afrique devrait travailler dans tous les domaines (éducation, santé, agriculture, recherche scientifique etc…),afin d’être indépendante de la Chine et de l’occident.

Cette opportunité s’offre à nous afin que nous puissions travailler ensemble pour le développement de l’Afrique. Seul l’africain va aider l’Afrique à se relever.

Parcours du Dr Bob Arthur Lubamba

Né à Kinshasa,le Dr Bob Arthur Lubamba a effectué des études universitaires à l’université Francois Rabelais de Tours (France),où il a obtenu son master en science de la santé,avant d’obtenir un doctorat en sciences biomédicales et pharmaceutiques à l’université Catholique de Louvain en Belgique. Durant sa Thèse,il a travaillé sur le développement des médicaments dans les maladies pulmonaires, telle que la mucoviscidose,une maladie qui est mal connue en Afrique car dès l’origine elle a été définie comme une maladie caucasienne. Cette maladie affecte les épithéliums de nombreux organes à cause de la mutation d’une protéine CFTR (Cystic fibrosis transmembrane conductance regulator). La maladie touche de nombreux organes mais les atteintes respiratoires sont prédominantes et représentent l’essentiel de la morbidité. Les enfants atteints par cette maladie en Afrique ne survivent que quelques jours après leur naissance. L’ignorance de la connaissance de cette maladie pourrait expliquer le taux élevé de la mortalité infantile en Afrique.Au début de son doctorat, le Dr Kabamba a rencontré une congolaise qui était atteinte de mucoviscidose et dont histoire l’a bouleversé,car elle avait perdu 7 de ses frères et sœurs à la naissance au Congo, les médecins ne pouvant pas expliquer les décès de ces enfants après la naissance. Elle a eu la chance d’être née en Belgique,où quelques minutes après sa naissance, elle présentait les mêmes symptômes que ses frères et sœurs. Mais, elle a été prise en charge très rapidement et a survécu. C’est à ce moment-là que le Dr Lubamba a compris qu’il devait consacrer sa vie à la recherche des diagnostics et des solutions pour maladie pulmonaires pour l’Afrique.

Ses recherches l’ont conduit à la découverte des médicaments qui amélioraient les fonctions de la protéine mutée, les infections et l’inflammation pulmonaire et les résultats obtenus ont été publiés dans les revues scientifiques de renommée mondiale dans le domaine pulmonaire, tel que  «  American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine  » ,«  European Respiratory Journal  » et plusieurs articles ont été consacrés à mon travail (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=lubamba+b). En outre,ses recherches ont conduit à plusieurs études cliniques dans le monde entier (https://clinicaltrials.gov/ct2/results?cond=Cystic+Fibrosis&term=phosphodiesterase&cntry=&state=&city=&dist=) et (https://clinicaltrials.gov/ct2/results?cond=Cystic+Fibrosis&term=miglustat&cntry=&state=&city=&dist=).

Ses recherches ont aussi reçu différents prix scientifiques, tel que le prix du jeune investigateur de la société française de mucoviscidose, «  Conference Travel Grant  » de European Cystic Fibrosis Society  : (https://www.ecfs.eu/socnews/ecfs-conference-hamburg-2011-award-winners), ainsi que le prix «  Albert-Pierre-Jean Dustin  » de l’Académie Royale de Médecine de Belgique, ce prix a été attribué à 7 personnes depuis 1964 et il a eu l’honneur de faire partie de ces personnes (http://www.armb.be/index.php?id=1429#.XqYsFjcfRng.email).

A la fin de son doctorat, La Wallonie-Bruxelles international et le Fonds de Recherche Scientifique Belge lui ont offert la bourse d’excellence de 3 ans pour améliorer ses connaissances dans le domaine pulmonaire dans l’un des meilleurs instituts pulmonaires du monde à Chapel Hill aux Etats-Unis. Là,le Dr Bob Arthur Lubamba a travaillé dans plusieurs projets toujours dans le domaine pulmonaire (mucoviscidose, Asthme et bronchopneumopathie chronique obstructive). Ses recherches aux Etats-Unis lui ont permis d’être sélectionné parmi les jeunes chercheurs de 28 états des États-Unis et 3 pays pour présenter son travail sur la cigarette électronique à l’université d’ Harvard Medical School (Boston, USA) https://hms.harvard.edu/news/catalyzing-diversity-science.

Il a également été sélectionné pour le programme «  The Congruent Mentorship to Reach Academic Diversity (COMRADE) in Neuroscience Research  » de 2 ans à New York University Langone Health (NY, USA). Son travail, sur l’identification d’une protéine cible pour le traitement des maladies pulmonaires inflammatoires, a été publié dans la revue scientifique «  American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine  »  et,une fois de plus, un article a été consacré à son travail.

Le Dr Lubamba a reçu des financements pour ses recherches sur les maladies pulmonaire de Cystic Fibrosis Foundation (USA) et de National Heart, Lung and Blood Institute (USA).

Au cours de sa carrière, il a eu l’opportunité de travailler sur des projets pour le développement des médicaments de traitement des maladies pulmonaires avec des grande compagnies, tels que Pfizer, Bayer, Actelion. Ces travaux lui ont démontré l’importance des compagnies pharmaceutiques dans le développement, la régulation et la commercialisation des produits pharmaceutiques. C’est ainsi qu’il a décidé de travailler pour les compagnies pharmaceutiques,où il a appris le développement, la régulation et la commercialisation des médicaments,d’abord en tant que Manager et ensuite en tant que Directeur en in-vitro sciences.

Depuis février 2020,vous le Dr Lubamba est directeur des sciences in vitro chez Iontox, une entreprise qui évalue l’efficacité et la toxicité des médicaments dans un modèle unique qui mime les organes humains dans un état normal ou un état malade.

Sa fonction est de concevoir le projet pour les compagnies pharmaceutiques afin de démontrer l’efficacité et la toxicité de leurs produits.Il aide à identifier les problèmes du projet pour les médicaments à un stade précoce. En outre,il interagit avec les membres d’autres services afin d’assurer une exécution en douceur et en temps défini des études précliniques. Il contribue également à des publications scientifiques, présente des résultats à des conférences et réunions d’affaires et participe au développement de demandes de brevets.

Entrepreneur, le Dr Lubamba est aussi fondateur et CEO de SciBioix Consulting, entreprise qui fournit des services d’experts-conseils en pharmacologie, en médecine, en santé publique, en épidémiologie, en toxicologie et en réglementation aux sociétés pharmaceutiques, biotechnologiques, chercheurs et aux organismes de régulations de médicaments et autres produits. Les experts de SciBioix,explique le Dr Lubamba, ont des années d’expérience dans diffèrents domaines scientifiques et fournissent des solutions aux problèmes complexes de développement, pharmacologique, toxicologiques et réglementations, grâce à l’expertise combinée d’experts scientifiques et réglementaires du monde entier.

Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

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