Linda Gieskes-Mwamba : «  l’Afrique devrait être en tête dans la fabrication de produits naturels de beauté »

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Originaire de la République démocratique du Congo, Linda Gieskes-Mwamba est la fondatrice de Suki Suki Naturals, une marque de soins capillaires et cutanée naturelle basée en Afrique du Sud, fondée en 2014, d’abord comme marque de produits pour les cheveux, avant d’intégrer les produits pour la peau il y a deux ans.

 

Africanshapers: qu’est-ce qui vous a poussée à créer Suki Suki Naturals et Quelle est la particularité de votre marque ?

Linda Gieskes-Mwamba : j’ai créé Suki Suki afin de remédier au manque de soins capillaires naturels pour les femmes de couleur. J’ai trouvé que la plupart des produits sur le marché étaient soit trop chers, soit trop toxiques, ou les deux. La gestion de mon entreprise implique la fabrication de certains produits, la recherche et le développement de nouveaux produits, la conception et la commercialisation de mes produits, ainsi que la rencontre de personnes afin de nouer de nouveaux partenariats.

Quels sont les différents produits de Suki Suki Naturals et où sont-ils vendus ?

Dans ma gamme de soins capillaires, nous avons l’huile miraculeuse, le beurre de mangue et la crème de karité fouettée. Nous proposons des huiles pour le visage, des toners et des masques pour la peau. Nos produits sont vendus sur notre boutique en ligne (www.sukisukinaturals.co.za), ainsi que sur divers magasins en Afrique du Sud, au Mozambique, en Belgique et bientôt en RDC. Mes plus grands clients sont les femmes, et en particulier les femmes qui aimaient prendre soin d’elles sans utiliser des produits toxiques et chimiques. Bien que Suki Suki Naturals est une marque africaine, elle est également très inclusifs, nos clientes représentent tous les types de nationalité.

Quelle est aujourd’hui l’envergure de votre entreprise ?

Suki Suki est encore une entreprise relativement petite. Mes produits sont fabriqués dans des usines, mais en petites quantités. La société est toujours uniquement dirigée par moi-même et je n’ai pas d’employé. Mais je travaille avec différentes personnes pour la gestion quotidienne de mon entreprise. Mon entreprise s’imposera comme une marque de beauté authentiquement africaine et naturelle reconnue dans le monde entier, vendue sur tous les continents.

Comment analysez-vous le secteur des produits de soins capillaires en Afrique ? Quels sont les enjeux et les défis ?

C’est un espace très excitant, l’Afrique devrait en tête dans la fabrication de produits de beauté naturels, car nous possédons un grand nombre de matières premières naturelles. Je souhaite que les produits africains soient exportés davantage, plutôt que de n’exporter que nos matières premières. Pour avoir une place sur le marché mondial dans l’exportation de nos produits, nous devons acquérir de meilleures compétences en marketing afin d’écrire un récit africain authentique pour nos produits.

Quels sont les défis auxquels vous faites face en tant qu’entrepreneure et quelles sont vos propositions d’amélioration ?

Le financement est toujours un obstacle quand on a une petite entreprise et trouver des partenariats avec les bonnes personnes, des personnes qui comprennent et respectent votre vision et qui peuvent y contribuer.

Quelles sont vos motivations quotidiennes dans la réalisation de vos objectifs ?

Pouvoir faire ce que j’aime vraiment est ma plus grande motivation. Je suis très chanceuse d’avoir trouvé ma passion, d’avoir pu y travailler et la voir grandir au fil de ces 5 dernières années. Je prends conscience du chemin parcouru et je sais que mes objectifs seront atteints, une étape à la fois.

La journée type de Linda Gieskes-Mwamba ?

Je planifie généralement la veille au soir, à l’exception des appels et des réunions programmés parfois plusieurs semaines à l’avance. Je me lève tous les matins vers 7 h 00, je prends mon thé et mon petit déjeuner, et je réponds aux e-mails. Mes réunions commencent généralement à 10h, mais elles peuvent parfois commencer à 7h30. Chaque jour est différent, je peux passer des journées au labo, comme je peux en passer dans des rendez-vous toute la journée, et quelque fois les passer à répondre a des e-mails. Généralement, en fin d’après-midi, je vais à la salle de gym pour suivre un cours de yoga ou de pilates. Ensuite je rentre à la maison, je prends une douche et je continue à travailler jusqu’à environ 21h00 / 22h00.

LCK : et quelles sont vos hobbies ?

Je n’ai pas vraiment de passe-temps, mais les activités que j’apprécie sont le yoga, lire et me relaxer.

Vos projets pour Suki Suki Naturals ?

Je prévois de faire de Suki Suki Naturals la meilleure marque de beauté naturelle africaine au monde.

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Patrick Ndungidi
Journaliste et Storyteller
https://africanshapers.com

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